L'actualité / Toute l'actualité / Montpellier / IRD - Sites de représentation - France Sud http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/(view_mode)/rss fr} Fin 2013, le Consortium du CGIAR disposera de son propre bâtiment, sur le campus de La Valette à Montpellier, bâtiment jouxtant celui d’Agropolis International. http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/actions-en-partenariat/fin-2013-le-consortium-du-cgiar-disposera-de-son-propre-batiment-sur-le-campus-de-la-valette-a-montpellier-batiment-jouxtant-celui-d-agropolis-international Tue, 15 May 2012 00:00:00 +0200 Ce projet immobilier sera entièrement financé par la Région Languedoc-Roussillon, qui grâce à un partenariat avec l’Etat, a fait en sorte que l’idée d’accueillir à Montpellier cette organisation internationale devienne une réalité. En savoir plus Mise en ligne du site web www.nutridev.org http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/espace-medias/sites-web/mise-en-ligne-du-site-web-www.nutridev.org Mon, 07 May 2012 00:00:00 +0200 Ce site est consacré aux questions de nutrition dans les pays en développement. Il présente les activités menées conjointement par le Gret et l’ IRD depuis 17 ans à travers le programme multi-pays Nutridev. Outre une présentation des projets en cours, il vous donnera accès à un ensemble de documents issus de nos activités. De plus, nous nous sommes efforcés d’identifier les ressources essentielles sur cette problématique accessibles en ligne (site web des principales organisations actives en nutrition, documents de référence, etc.). Nous espérons qu’il vous facilitera l’accès aux informations que vous recherchez. Le site est actuellement en français. Une version en anglais sera disponible d’ici quelques mois. Nous vous souhaitons une bonne visite sur www.nutridev.org . Montpellier 2012, carrefour de la diversité culturelle et biologique : 13ème congrès de la Société Internationale d’Ethnobiologie http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/actions-en-partenariat/montpellier-2012-carrefour-de-la-diversite-culturelle-et-biologique-13eme-congres-de-la-societe-internationale-d-ethnobiologie Sun, 20 May 2012 00:00:00 +0200 Montpellier, Le Corum, du 20 Mai 2012 au 25 Mai 2012 Du 20 au 25 mai 2012, la Société Internationale d’Ethnobiologie (ISE) organise son 13ème congrès pour la première fois en France, à Montpellier sur le thème «Diversité culturelle et diversité biologique pour le développement durable : explorer le passé pour construire le futur». Congrès-ISE 2012 Le congrès est organisé sous la coordination de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), organisme de recherche qui a pour vocation de mener des recherches au Sud, pour le Sud et avec le Sud, avec l’appui d’Agropolis International, association fédérant les établissements de recherche et d’enseignement supérieur de Montpellier et de la région Languedoc-Roussillon, impliqués dans les champs thématiques de l’agriculture, de l’alimentation, de la biodiversité et de l’environnement et le soutien du : Cirad - La recherche agronomique pour le développement CNRS - Centre national de la recherche scientifique EPHE - Ecole pratique des hautes études Montpellier SupAgro Universités de Montpellier 1, Montpellier 2 et Montpellier 3 tutelles pro-parte des unités mixtes de recherche (UMR), Gouvernance, risque, environnement, développement (GRED) et du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE). Les chauves-souris, réservoir de virus réémergents http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/avancees-de-la-recherche/les-chauves-souris-reservoir-de-virus-reemergents Mon, 14 May 2012 00:00:00 +0200 Les chauves-souris sont porteuses de nombreuses maladies potentiellement réémergentes chez l’homme et les autres animaux. Une étude, réalisée en collaboration avec des chercheurs de l’IRD (1) et publiée dans Nature communications , révèle la menace planétaire qu’elles représentent. Les chiroptères s’avèrent en effet à l’origine des paramyxovirus, responsables entre autres de la rougeole, des oreillons et de nombreuses infections respiratoires, parmi les premières causes de mortalité infantile dans le monde. Ce sont ces petits mammifères volants qui auraient transmis ces agents infectieux à l’ensemble du règne animal. Les chercheurs ont découvert 60 nouvelles espèces de paramyxovirus. Mais ils viennent surtout d’observer chez les chauves-souris des formes génétiquement très proches de paramyxovirus que l’on pensait spécifiques à l’homme. L’existence d’un tel réservoir animal compromet les espoirs d’éradication de certaines maladies humaines comme la rougeole. D’autres virus, tels que les fulgurants Hendra et Nipah qui sévissent en Asie et en Australie, ont également été observés en état de latence en Afrique. Les chiroptères doivent dès à présent être mis sous haute surveillance. (1) Ces travaux ont été réalisés en partenariat avec les universités de Bonn, de Hanovre, de Marburg, de Cologne et de Ulm, le centre Noctalis, le Bernhard Nocht Institute for Tropical Medicine, la Charité Medical School et l’Institute for Novel and Emerging Infectious Diseases en Allemagne, le Cirmf au Gabon, l’Académie des Sciences de République Tchèque, le parc national de Strandja en Bulgarie, les universités de Kumasi au Ghana, de Lubumbashi en RDC, de Bahia au Brésil et de Stellenbosch en Afrique du Sud, le Chumakov Institute of Poliomyelitis and Viral Encephalitides en Russie, le Smithsonian Tropical Research Institute au Panama, le KCCR au Ghana, l’Institut Pasteur de Bangui en République centrafricaine, le Netherlands Center for Infectious Disease Control , le Muséum National d’Histoire Naturelle et le CNRS. Lire la fiche d'actualité scientifique in-extenso sur le site ird.fr Des zones humides sous pression démographique http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/espace-medias/communiques-de-presse/des-zones-humides-sous-pression-demographique Wed, 09 May 2012 00:00:00 +0200 L’étendue des zones humides (marais, tourbières…) a réduit de 6 % en quinze ans, sur l’ensemble du globe. Cette diminution a surtout affecté les régions tropicales et subtropicales, ainsi que les régions qui ont connu les plus importantes augmentations de population ces dernières décennies. Telles sont les conclusions d’une étude menée par des chercheurs CNRS et IRD des Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (Observatoire de Paris / CNRS / UPMC / Université de Cergy-Pontoise / ENS), Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (CNRS / IRD / CNES / Université Toulouse III-Paul Sabatier) et de la start-up Estellus [1] . Pour y parvenir, les chercheurs ont, pour la première fois, cartographié les zones humides et leur dynamique temporelle, à l’échelle du globe, entre 1993 et 2007. Cette étude souligne le rôle de la pression démographique sur les cycles hydrologiques. Elle vient d’être publiée dans la revue Geophysical Research Letters . Marais, lagunes, marécages et tourbières sont des zones humides, c’est-à-dire des régions où l’eau est le principal facteur contrôlant le milieu naturel ainsi que la vie animale et végétale associée. Même si elles couvrent moins de 5% des terres émergées sur l’ensemble du globe, ces zones jouent un rôle majeur dans les activités humaines, la biodiversité, le climat et le cycle de l’eau. En effet, elles produisent un tiers du méthane atmosphérique, l'un des principaux gaz à effet de serre. De plus, ces régions influencent les échanges d’eau douce des continents vers la mer et modifient la météorologie locale en amplifiant l’évaporation. Mieux appréhender le fonctionnement des zones humides, leur variabilité et leur dynamique dans le temps s’avère indispensable pour évaluer les changements climatiques et pouvoir élaborer des recommandations en termes de gestion des ressources en eau. Cependant, caractériser leur distribution et quantifier leurs variations saisonnières et interannuelles sur toute la Terre est un défi qui n’avait jamais été relevé jusqu’à présent, tant ces zones sont diverses et disséminées sur la planète, étant réparties des zones tropicales aux régions arctiques. En combinant et analysant simultanément un très grand nombre d’observations issues de différents satellites, les chercheurs sont parvenus à élaborer la première cartographie des zones humides et de leur dynamique temporelle, à l’échelle du globe, sur quinze ans. Première conclusion : l’étendue des zones d’eau varie fortement au cours de l’année, mais aussi d’une année à l’autre, avec une forte modulation durant les épisodes El Niño. De plus, entre 1993 et 2007, les scientifiques ont constaté une diminution de 6 % de la superficie des zones humides. Cette diminution a surtout affecté les régions tropicales et subtropicales. Les plus fortes baisses se concentrent là où sont recensées les plus importantes augmentations de population durant les deux dernières décennies. Cette étude suggère donc le rôle de la pression démographique à l’échelle du globe sur les cycles hydrologiques : cette pression interviendrait notamment par l’assèchement des marais pour l’urbanisation et par l’augmentation des prélèvements d’eau dans les zones humides. Bibiographie Changes in land surface water dynamics since the 1990s and relation to population pressure, Prigent, C., F. Papa, F. Aires, C. Jiménez, W. B. Rossow, and E. Matthews, Geophys. Res. Lett. , doi:10.1029/2012GL051276, in press (2012). Contacts Chercheur CNRS à l’Observatoire de Paris l Catherine Prigent l T 01 40 51 20 18 l catherine.prigent@obspm.fr Chercheur IRD l Fabrice Papa l T 05 61 33 30 82 l fabrice.papa@ird.fr Presse CNRS l Priscilla Dacher l T 01 44 96 46 06 l priscilla.dacher@cnrs-dir.fr _____________________ [1] Estellus valorise des travaux de recherche effectués dans le cadre du CNRS. Elle est spécialisée dans le traitement et l’exploitation des données satellite, dans les domaines de l’environnement et des sciences de la Terre. Voir www.estellus.fr Des « cerveaux » exilés sous-employés http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/avancees-de-la-recherche/des-cerveaux-exiles-sous-employes Fri, 27 Apr 2012 00:00:00 +0200 Qui sont les migrants latino-américains ? Que font-ils dans leur pays d’accueil ? Le nouvel observatoire MICAL (1) coordonné par des chercheurs de l’IRD, permet de suivre au jour le jour les mouvements de cette diaspora dans le monde entier. Grâce à ces données, les sociologues décrivent la fuite massive des « cerveaux » qui a marqué la première moitié des années 2000 en Amérique latine. Entre 2000 et 2006, la part des diplômés du supérieur expatriés a doublé, dépassant aujourd’hui les 3 millions de personnes. Une perte qui peut être dommageable pour le pays d’origine, mais également une déperdition générale des compétences : ces exilés qualifiés se retrouvent, le plus souvent sous-employés. Le pourcentage d’ingénieurs, chercheurs et autres élites exerçant une activité sous-qualifiée s’est, de fait, fortement accru. C’est le cas par exemple en 2006 pour les trois quarts des migrants boliviens ou équatoriens. Aujourd’hui, la crise que traverse notamment l’Espagne modifie, voire inverse la tendance migratoire. Les retours vers les nouveaux eldorados latino-américains sont de plus en plus nombreux. Leur incidence sur la situation des élites mérite d’être suivie avec attention. (1) www.observatoriodiasporas.com. L’observatoire MICAL (Migration internationale des diasporas et des professionnels latino-américains) est issu du projet CIDESAL mené en partenariat avec le CNRS, le Centro Redes en Argentine, l’université de la République et la Fondation Polo Mercosur en Uruguay, le ministère colombien des Affaires étrangères et l’Organisation internationale pour les migrations. Lire la fiche d'actualité scientifique in-extenso sur le site ird.fr Crues exceptionnelles : l'Amazone sous surveillance http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/avancees-de-la-recherche/crues-exceptionnelles-l-amazone-sous-surveillance Tue, 24 Apr 2012 00:00:00 +0200 Le 4 avril 2012, le niveau du fleuve Amazone dans sa partie amont au Pérou a dépassé son record historique, atteignant 1118,62 cm dans la ville d’Iquitos, en aval de la confluence de ses deux principaux affluents, l’Ucayali et le Marañón. Depuis le début de l’année, le fleuve Amazone présente des hauteurs d’eau très élevées. En janvier, le niveau de la rivière était déjà deux mètres au-dessus de la valeur habituelle à cette date, et le niveau atteint au début du mois d’avril est le plus élevé jamais enregistré, soit depuis 42 ans. Par ailleurs, le fleuve atteint habituellement son niveau le plus élevé au début du mois de mai, ce qui laisse penser que les hauteurs d’eau vont certainement encore augmenter. Jusqu’à début avril, plus de 140 000 personnes ont été affectées par les inondations dans la province de Loreto (Pérou) et notamment sa capitale Iquitos, et de nombreuses infrastructures (collèges, centres de santé etc..) dans les principaux centre urbains ont été sinistrés. Face à cette situation, les autorités péruviennes ont déclaré l’état d’urgence dans la région. Ce phénomène se propage actuellement vers le Brésil en aval. Les pluies soutenues dans la partie andine de l’Amazonie, d’une part, et en territoire brésilien, d’autre part, contribuent à maintenir la puissance de la propagation de la crue en direction du cours principal de l’Amazone. Le rôle de la rivière Marañón © Carranza, Jorge Luis Mesures de profondeur des crues sur le Rio Maranon, dans le cadre de l'observatoire HYBAM sur les fleuves amazoniens. L’ Observatoire de Recherche en Environnement HYBAM (Contrôles géodynamique, hydrologique et biogéochimique de l’érosion/altération et des transferts de matière dans le bassin de l’Amazone) est une structure portée par l'UMR Géosciences Environnement Toulouse (GET – IRD, CNRS, UPS) de l'Observatoire Midi-Pyrénées, en partenariat avec plusieurs universités et les agences de l’eau des pays de la région du bassin Amazonien (Brésil, Pérou, Bolivie, Equateur, Venezuela, Colombie). Cet observatoire mesure l’hydrologie et la géochimie des eaux Amazoniennes afin de fournir sur le long terme des observations de qualité sur le devenir du plus grand bassin hydrographique du monde, représentant à lui seul près de 20 % des apports en eaux continentaux aux océans. Grace au réseau de stations hydrométriques du Service National de Météorologie et Hydrologie péruvien (SENAMHI), les équipes de l’Observatoire HYBAM ont déterminé que cette crue inhabituelle du fleuve Amazone est liée aux très hauts niveaux du Marañón, le principal affluent occidental de l’Amazone. En effet, le niveau de cette rivière était déjà 3 mètres au-dessus de la normale en janvier à cause des très fortes pluies qui ont été enregistrées dans cette région et a dépassé son niveau historique dès la fin du mois de mars. Les hauteurs d’eau de la rivière Ucayali, second affluent de l’Amazone, ont, par contre, pour le moment, des valeurs normales. Surveillance depuis l’espace © IRD Marché de Belen, à Iquitos au Pérou. Belen, proche du fleuve, est l'un des quartiers les plus pauvres d'Iquitos : le fleuve Itaya (fleuve "noir") permet de pêcher et pourvoie aux besoins en eau des familles. Malgé les inondations, une grande partie des habitants est restée dans les maisons. Les hauteurs d’eau des rivières amazoniennes sont depuis peu estimées par satellite, grâce à l’altimétrie spatiale. Cette méthode a été introduite par l’ORE-HYBAM. De premiers résultats permettent de reconstituer des données manquantes dans le réseau traditionnel et de suppléer à sa faible densité liée à la taille du bassin et aux difficultés pour accéder à de nombreux endroits. Dans un futur proche, ces nouvelles informations permettront une surveillance plus précise des rivières et d’améliorer la prévision des événements hydrologiques extrêmes. Par ailleurs, elles seront utilisées pour améliorer et alimenter les modèles hydrologiques développés pour l’Amazonie péruvienne. Des extrêmes hydrologiques de plus en plus fréquents © Josyane Ronchail Quartier de Belen, Iquitos, Pérou en septembre 2011, lors de la période des basses eaux. L'eau du fleuve sert à tous les usages : ménager, pêche, transport... La faible quantité d'eau disponible pose alors des problèmes sanitaires, alors que les ordures s'accumulent sous les maisons sur pilotis La crue de 2012 du fleuve Amazone fait partie d’une série d’évènements extrêmes qui sont devenus fréquents depuis quelques années en Amazonie. En effet, les deux niveaux les plus élevés du fleuve Amazone au Pérou des 40 dernières années ont été enregistrés en 2009 et 2012 tandis que les plus faibles datent de 2005 et 2010. Par ailleurs entre 2010 et 2011, l’Amazone a connu une transition sans précédent, par sa rapidité, entre les périodes de basses et hautes eaux. Au Brésil on enregistre les mêmes phénomènes : la crue de 2009 a été la plus importante jamais enregistrée près de la ville de Manaus en 100 ans de mesures. Tout indique que la crue de cette année sera au moins aussi forte que la précédente puisque que les niveaux enregistrés ces jours-ci au Brésil sont aussi hauts que ceux mesurés en 2009 à la même époque. Ces phénomènes ont attiré l’attention de la communauté scientifique mondiale et ont donné lieu à des études publiées par les scientifiques péruviens et français de l’observatoire ORE-HYBAM. Bien que ces évènements soient liés à la variabilité climatique régionale et en particulier aux changements d’une année sur l’autre de la température de surface des océans Pacifique et Atlantique, les spécialistes n’écartent pas que ces extrêmes s’inscrivent dans le cadre du changement climatique et qu’ils soient également liés à la déforestation. © William Santini Place du marché, Puerto Nanay, un quartier pauvre d'Iquitos. Les enfants jouent avec insouciance pendant que les adultes sont préoccupés par la montée des eaux. Si leurs cris égaient le quartier, la situation est catastrophique : la plupart des maisons sera à reconstruire et le prix du bois est très élevé pour ces familles démunies.A ce jour, pas d'épidémie, mais les habitants redoutent les maladies et essaient pour la plupart de respecter les règles d'hygiènes essentielles. Le marché, seul moyen de subsistance de nombreuses familles, s'est réorganisé un peu plus loin, de manière anarchique le long d'une avenue. Références bibliographiques Espinoza JC., Ronchail J., Guyot JL., Junquas C., Drapeau G., Martinez JM., Santini W., Vauchel P., Lavado W., Ordoñez J., Espinoza R. 2012. From drought to flooding: understanding the abrupt 2010-2011 hydrological annual cycle in the Amazonas River and tributaries. Environmental Research Letters , 7, 7pp., doi:10.1088/1748-9326/7/2/024008. Espinoza JC., Ronchail J., Guyot J.L., Junquas C., Vauchel P., Lavado W.S., Drapeau G., Pombosa R. 2011. Climate variability and extremes drought in the upper Solimões River (Western Amazon Basin): Understanding the exceptional 2010 drought. Geophys. Res. Lett. , 38, L13406, doi:10.1029/2011GL047862. Espinoza JC., Guyot J.L, Ronchail J., Cocheneau G., Filizola N., Fraizy P., Labat D., de Oliveira E., Ordoñez, J.J. and Vauchel P. 2009b. Contrasting regional discharge evolutions in the Amazon Basin. Journal of Hydrology, 375, 297-311, doi:10.1016/j.jhydrol.2009.03.004 Lavado W., Ronchail J., Labat D., Espinoza JC., Guyot J.L. 2012. A basin-scale analysis of rainfall and runoff in Peru (1969-2004): Pacific, Titicaca and Amazonas drainages. Hydrological Sciences Journal . 57(4) 1–18, doi:10.1080/02626667.2012.672985 Plus de références sur les site de l'ORE-HYBAM Un nouveau traceur du cycle de l’eau au Sahel http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/avancees-de-la-recherche/un-nouveau-traceur-du-cycle-de-l-eau-au-sahel Mon, 23 Apr 2012 00:00:00 +0200 Premier gaz à effet de serre, la vapeur d’eau - et les processus nuageux associés - reste un facteur d'incertitude dans les projections climatiques à l’horizon 2100. Une nouvelle technique, mise au point par des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1), permet désormais de mesurer la composition isotopique( 2) de la vapeur d’eau atmosphérique. Celle-ci permet d'étudier des éléments aussi variés que le transport et l’origine des masses d’air ou la formation des nuages, de manière plus précise qu’avec les variables météorologiques classiques. Relevées pendant une année entière à l’IRI( 1) au Niger, ces données isotopiques ont conduit les chercheurs à décortiquer les rouages du cycle de l'eau au Sahel. Elles révèlent que, même en saison sèche, il existe un apport d’humidité, et que ces intrusions régulières d’air humide arrivent de Méditerranée. Cette humidité, préexistante à la mousson, joue sans doute un rôle important dans le déclenchement des pluies( 3). Mise en œuvre aujourd’hui en routine en Afrique, cette technique pourra être étendue à d’autres régions tropicales comme les Andes où le relief rend encore plus incertaines les projections de changements de précipitations. © IRD / J-L Rajot La ligne de grain arrive sur un site de mesure de l'IRD au Niger. La vapeur d'eau est le premier gaz à effet de serre, assurant à elle seule environ 60 % de cet effet. Cependant, les processus nuageux qui lui sont associés demeurent l’une des principales sources d'incertitude dans les projections climatiques, en particulier dans les régions tropicales et subtropicales telles que le Sahel. Il est ainsi indispensable de comprendre le transport, les sources et les puits de l’humidité atmosphérique. Des chercheurs de l’IRD de l’unité HSM et leurs partenaires français et nigériens du LSCE et de l’IRI( 1) ont mis au point une nouvelle technique de mesure pour aller plus loin dans cette compréhension. Des observations de terrain © LSCE / G. Tremoy L’instrument laser dans le laboratoire de l’IRI au Niger. Cette méthode novatrice mesure la composition isotopique( 2) de la vapeur d'eau in situ . Il s’agit d’une technique laser, basée sur les spectres d'absorption des différentes molécules d’eau qui forment la vapeur atmosphérique. Les isotopes stables de l'eau constituent un traceur géochimique bien connu pour reconstruire les variations de notre climat passé à partir d'archives telles que les carottes de glace *. Mais leur capacité à nous renseigner sur la variabilité actuelle demeurait méconnue. © LSCE / G. Tremoy Prise de vapeur sur le toit de l’IRI. Grâce à la nouvelle technique permettant d’observer ces isotopes dans la vapeur atmosphérique, les scientifiques viennent de montrer qu’ils sont beaucoup plus sensibles aux processus physiques atmosphériques que les simples variables météorologiques telles que le taux d’humidité ou la pression. Ils offrent ainsi le moyen d’étudier précisément des éléments et phénomènes aussi variés que l'origine des masses d'air, la formation des nuages ou encore les différents types de transport d'humidité. Cette technique a été déployée par l’équipe de recherche sur le campus de l'IRI à Niamey, grâce au soutien financier de l'IRD. Sous la houlette de cet institut nigérien, les mesures isotopiques sont effectuées en continu au-dessus du Sahel depuis l'été 2010. De l’eau en provenance de Méditerranée © J-L Rajot La mousson en Afrique Les climatologues ont analysé ces mesures sur une année complète, incluant la période de mousson de 2010 et la saison sèche qui l’a suivie. De manière inattendue, les données isotopiques montrent une très forte variabilité de la disponibilité en eau atmosphérique tout au long de l'année. Et ce, même pendant la saison sèche, période où l'absence de pluie laissait supposer que rien ne se passait au-dessus du désert. L’étude montre également que cette vapeur d’eau provient d’intrusions régulières d'air humide arrivant d'Afrique du Nord, avec un paroxysme pendant les mois de janvier et février - en pleine saison sèche. © IRD / R. Fauck Sur la route au Burkina Faso Ce résultat suggère que le climat au Sahel dépend du moindre changement de la circulation atmosphérique à l'échelle régionale, et en particulier en Méditerranée. Par ailleurs, cette humidité, préexistant à l’arrivée de la mousson au Sahel quelques semaines plus tard, joue sans doute un rôle important dans le déclenchement des pluies. Ces travaux apportent ainsi un éclairage nouveau sur la variabilité de l'atmosphère tropicale en-dehors des périodes de mousson, qui restait très peu étudiée. La ligne de grain décortiquée © IRD / F. Sodter Nuage d'orage La résolution temporelle d'acquisition des données, de l'ordre de quelques secondes, a aussi permis aux spécialistes de décortiquer la genèse et la propagation des lignes de grain caractéristiques des orages de mousson. Ils ont en particulier étudié les processus d'hydratation – comme l'évaporation des gouttelettes d'eau – et à l’inverse de déshydratation – comme l'apport d'air sec par des courants d'air verticaux descendants – qui contrôlent directement la disponibilité en eau de l'atmosphère. Les isotopes de l'eau présentant des signatures différentes selon le processus prépondérant, les chercheurs ont démontré la forte présence de ces deux phénomènes au Sahel, pouvant générer des fronts de rafale qui favorisent la propagation des orages. © IRD / T. Lebel Greniers à grains Les nouvelles données obtenues vont permettre d'améliorer les projections sur l’évolution du régime de précipitations au Sahel, fondées sur des modèles dans lesquels la forte variabilité des apports en eau observée n’est pas complètement représentée **. Utilisée en routine à l’IRI, cette technique est mise à disposition d'autres laboratoires africains pour l’ensemble du continent. Elle pourra aussi être étendue à d'autres régions tropicales où l’évolution des précipitations pourrait réduire la disponibilité de la ressource en eau, comme les Andes. Les projections y sont encore plus incertaines qu’au Sahel. A la complexité du cycle de l'eau atmosphérique tropical vient s'ajouter un obstacle de taille : le relief, également mal représenté dans les modèles de climat… * voir fiche n°300 - Mieux comprendre l’évolution globale du climat grâce à l’étude d’un glacier patagonien et fiche n°232 - Le climat tropical passé revisité : l’Amazonie plus humide que prévue il y a 20 000 ans **Le saviez-vous ?A ce jour, plus des deux tiers des modèles de climat sont en désaccord sur l’amplitude et le signe même – positif ou négatif – des changements de précipitations à la fin du 21e siècle au Sahel et en Amazonie. © IRd / L. Descroix Ligne de grain [Notes] (1) Ces travaux dans le cadre des thématiques du programme Analyse Multidisciplinaire de la Mousson Africaine (AMMA) ont été réalisés par les chercheurs de l’unité HydroSciences Montpellier (IRD-CNRS-UM1-UM2) et du laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (CEA-CNRS-UVSQ) et leurs partenaires de l'Institut des RadioIsotopes (Université Abdou Moumouni). (2) Les éléments oxygène et hydrogène possèdent plusieurs isotopes stables qui diffèrent par leur nombre de neutrons. Il en résulte des formes différentes de la molécule d'eau H2O, plus ou moins lourdes. La composition isotopique est la quantité relative de ces différentes molécules dans la vapeur d'eau. (3) La mousson au Sahel se forme à travers le flux d'humidité en provenance du Sud - Sud-Ouest qui se met en place au début de l’été. L’AIRD mandatée par le MAEE pour coordonner le programme PARRAF http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/espace-medias/communiques-de-presse/l-aird-mandatee-par-le-maee-pour-coordonner-le-programme-parraf Fri, 20 Apr 2012 00:00:00 +0200 L’Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD) vient de se voir confier la coordination du Programme d’appui à la recherche en réseau en Afrique (PARRAF) par le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE). Financé dans le cadre du fonds de solidarité prioritaire (FSP) pour 3 ans à hauteur de 1,9 M€, ce programme a pour objectifs de renforcer les capacités scientifiques en Afrique, de soutenir les réseaux régionaux de recherche et de favoriser l’intégration des chercheurs africains dans la communauté scientifique internationale. Capitaliser et pérenniser les actions engagées depuis 2007 L’Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud) abrite plus de 10 % de la population mondiale, mais seulement 0,6 % des chercheurs de la planète. Si certaines équipes produisent d’excellents résultats, elles doivent faire face à plusieurs obstacles : leur taille restreinte rend difficiles les recherches pluridisciplinaires, la création d’écoles doctorales, l’expertise et la valorisation des résultats ; la croissance annuelle de 15 % des inscriptions d’étudiants dans les universités requiert le formation en nombre d’enseignants chercheurs. Partant de ce constat, et soutenue par le MAEE, l’AIRD a conduit, depuis 2007, trois programmes de recherche en Afrique : Coopération pour la recherche universitaire et scientifique (CORUS) ; Appuis intégrés pour le renforcement des équipes scientifiques du Sud (AIRES-Sud) ; Recherches interdisciplinaires et participatives sur les interactions entre les écosystèmes, le climat et les sociétés en Afrique de l'Ouest (RIPIECSA). Plus de 100 projets ont été soutenus dans le cadre de ces programmes, qui ont permis de renforcer les partenariats Nord-Sud, de développer des réseaux scientifiques structurés et ont contribué à la dynamique du vivier des futurs cadres du continent africain. Forte de son action de production de connaissances, d’animation de la recherche au Sud et de formation, l’AIRD se voit ainsi confier, avec le programme PARRAF, la possibilité de capitaliser et pérenniser les actions engagées depuis 2007. Faire émerger un réseau de chercheurs africains Financé par le MAEE pendant 3 ans à hauteur de 1,9 M€, PARRAF s’organise autour de trois composantes : le soutien à des réseaux de recherche ; la formation à et par la recherche autour d’un projet scientifique ; l’organisation du programme (management, suivi, communication et évaluation). Ainsi, PARRAF soutiendra, à partir de fin 2012, des réseaux visant à l’émergence de projets collectifs de grande ampleur (tels que les masters et les écoles doctorales régionales), à structurer des réponses à des appels à projets internationaux, à conduire des expertises collégiales et à œuvrer à la mise en place de dispositifs de transfert et d’innovation. En ce qui concerne la formation, PARRAF proposera des aides à la mobilité pour les doctorants et les jeunes chercheurs (pour leur permettre de compléter leur formation et s’insérer dans les réseaux scientifiques) et appuiera des écoles thématiques pluridisciplinaires. Les échanges Sud-Sud seront particulièrement encouragés. Le programme s’adresse en priorité aux institutions de recherche des pays d’Afrique subsaharienne francophone, mais n’exclut pas pour autant l’Afrique lusophone et anglophone. Il couvre des thématiques scientifiques larges, associées aux enjeux du développement : agronomie et sécurité alimentaire, urbanisation et gestion des territoires, maladies de civilisation et politiques de santé publique, environnement et changement climatique. Ariel Crozon nommée directrice de cabinet du Président de l’IRD http://www.france-sud.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/espace-medias/communiques-de-presse/ariel-crozon-nommee-directrice-de-cabinet-du-president-de-l-ird Wed, 18 Apr 2012 00:00:00 +0200 Ariel Crozon est nommée directrice de cabinet du Président de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) , à compter du 19 mars 2012. © IRD/ C. Altarriba Ariel Crozon, directrice de cabinet du Président de l'IRD Docteur en Sciences politiques, Ariel Crozon a intégré l’IRD en 1997, après avoir été chargée de cours à l’université Paris IV-Sorbonne et chercheuse à l’Institut français de recherche en Afrique (IFRA), basé au Kenya. Elle est l’auteur d’une dizaine d’articles scientifiques dans différentes revues académiques et ouvrages. Ariel Crozon a débuté son parcours au sein de l’Institut en tant que chargée de mission au département soutien et formation 1 entre 1997 et 2004. Elle a ensuite été mise à disposition du Comité national d’évaluation de la recherche (2004-2005), avant de réintégrer l’IRD au poste de directrice adjointe de la Délégation aux relations internationales, en charge des affaires européennes (2006-2010). Depuis janvier 2011, elle occupait les fonctions d’adjointe au directeur général délégué à l’Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD). Ariel Crozon a été auditrice du Cycle des hautes études européennes de l’École nationale d’administration (promotion Valéry Giscard d’Estaing, 2009). Elle a pris ses nouvelles fonctions le 19 mars 2012 et succède à Yvon Alain, qui a rejoint la direction de l’Institut régional d’administration de Bastia. A la direction du cabinet du Président, Ariel Crozon sera notamment chargée de : Veiller à l’application des orientations générales et des décisions arrêtées par le Président et s’assurer de l’engagement des moyens nécessaires à la mise en œuvre pour les réaliser et le cas échéant, prendre des mesures pour les faire appliquer Traiter les dossiers confiés par le Président en s’appuyant sur les directions générales déléguées Préparer et réaliser la communication institutionnelle de l’établissement et celle du Président Assurer une fonction de conseil auprès du Président notamment sur les sujets impliquant des relations avec des instances politiques (cabinets ministériels, collectivités locales, partenaires publics étrangers) 1. Devenu Direction des programmes de recherche et de la formation au Sud.